Peinture rupestre © Jesús Altuna
Peinture rupestre © Jesús Altuna

Les études s’intéressant à l’Ours au Paléolithique n’ont pas toujours été orientées vers les mêmes problématiques.

Dans la première moitié du XXe siècle, une sorte de querelle scientifique, autour de l’existence d’un culte de l’Ours au Paléolithique, eut un retentissement à l’échelle européenne. La culture incriminée était le moustérien et son artisan, l’homme de néandertal, était supposé avoir vénéré l’Ours des cavernes. Les « découvertes » faites par les archéologues s’apparentaient à des manifestations observées par les ethnologues dans des contrées lointaines (Japon, Amérique du Nord) où hommes et ours coexistent.

En revanche, les études concernant des problématiques plus « naturalistes », la chasse et l’exploitation des ours à des fins alimentaires ou de subsistance, étaient extrêmement rares.
On peut se demander pourquoi ces questions ont été ignorées aussi longtemps alors que, depuis quelques décennies, la reprise de séries anciennes et des découvertes faites dans des fouilles récentes apportent des témoignages de chasse à l’ours et d’utilisation des ressources issues de son corps (peau à la viande essentiellement).

Participant(e)(s)
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Dominique Armand
Préhistorienne, ingénieur chargée de collections UMR PACEA 519. Université de Bordeaux.
Dominique Armand est archéozoologue et s’intéresse aux relations entre hommes et ours au Paléolithique. Elle a été commissaire d’expositions ayant pour thème l’ours au sein de son Université, au Pôle International de Préhistoire en Dordogne, au Muséum de Bordeaux et au Muséum de Toulouse.