Ours polaire (Ursus maritimus) © Nagel Photography / Shutterstock
Ours polaire (Ursus maritimus) © Nagel Photography / Shutterstock

L’Ours blanc (Nanneq) est une « entité » d’importance dans toutes les cultures arctiques de la Sibérie au Groenland. À partir de mes connaissances acquises lors de très nombreux séjours de recherche au Groenland, je développerai les différentes facettes de son rôle et de la place qu’il occupe dans la vision du monde des Dunumit, Kalaallit de la côte orientale du Groenland.

Animal respecté mais aussi rival du chasseur, omnivore mais friand de graisse animale, c’est un grand chasseur dont les Inuit ont emprunté les techniques de chasse. Il a un rôle socio-économique mais sa capture n’est pas anodine et elle est conditionnée par des règles. La vision du monde qui structure la société Inuit inclut la nature dans un système de valeurs et d’échange, et des règles et rituels sont à observer pour garantir l’avenir.

Nous verrons à travers l’exposé des détails du conte de l‘exposition, sa proximité avec l’homme (adoption) mais aussi ses limites. Sera évoqué également son rôle de médiateur entre les mondes humains, animaux et célestes (lune) et sa proximité avec le chamane.

Inuit et son kayak (1854) © Captain Edward Augustus Inglefield - National Maritime Museum
Famille inuit, 1917. Photographie parue dans National Geographic Magazine, Volume 31 (1917) © George R. King
Famille inuit, 1917. Photographie parue dans National Geographic Magazine, Volume 31 (1917) © George R. King
Participant(e)(s)
Bernadette Robbe
Bernadette Robbe
Ethno-éco-anthropologue, département Hommes, Natures et Sociétés. Muséum national d'Histoire naturelle.
La société des Inuit Kalaallit-Dunumit de la côte Est du Groenland constitue le terrain d’étude principal de Bernadette Robbe. L’apprentissage, de la langue à transmission orale au fil de ses missions pluridisciplinaires (plus de 25), lui a permis de mener des recherches au plus près de la société et de la culture. Actuellement, en collaboration avec Pierre Robbe qui l’a précédée, et avec les locuteurs, ils finalisent sa mise en écriture, pour transmettre, à travers elle, les particularismes ancrés dans leur culture.